La Confiance

Une amie m’a proposé de dessiner un arc-en-ciel et de le coller à ma fenêtre pour partager avec le monde mon positivisme et ma croyance que « tout ira bien ».

Ravie de cette initiative, je me suis donc exécutée (à moi les crayons de couleurs et les COLORIAAAAAAGES). Et du coup, j’ai eu envie de parler avec vous de confiance.

La confiance en la vie, ou la foi si vous préférez.

« La confiance est l’ouverture du cœur et de l’esprit envers la vie pour ce qui vient. » – Laurent Gounelle

Aaah j’entends encore mon petit frère se moquer de moi; levant les yeux au ciel avec ce petit air de “toi et tes grandes idées de hippie !”.

Eh oui, on est tous différents et on voit tous la vie avec nos lunettes de perceptions très personnelles.

Ps ; si vous voulez découvrir les options alternatives, je vous invite à jeter un coup d’œil (jeu de mot, bonjour !) à cette boutique de lunettes imaginaires !!! C’est absolument génial !

Pour en revenir à la remarque de mon frère : non, je ne suis pas une hippie. Un peu rêveuse, c’est sûr. Loin d’être parfaite c’est clair ! Mais dans ma quête de mieux être et de mieux vivre –avec moi-même et avec les autres – j’estime qu’il est important de parler de ce sujet !

D’ailleurs, qui n’a pas envie de trouver un peu de zenitude en cette période difficile ?

Pour beaucoup, la foi semble dogmatique ou religieuse. Pourtant, la religion n’est pas nécessaire à la confiance. Au contraire, nous avons tous un système de pensées très personnel ; intimement lié à notre éducation, à notre culture, à notre religion (ou absence de religion), à notre parcours de vie, ainsi qu’à notre personnalité.

La confiance, elle, est universelle. C’est un état d’esprit et un choix !

En outre, pour certains la foi s’apparente à une ‘perte de pouvoir’.
Les partisans du ‘On n’est jamais mieux servi que par soi-même’ se reconnaîtront peut-être là.

Oui, en effet, lorsque je fais confiance à quelqu’un d’autre que moi, je “confie” / je délègue – en quelque sorte – mon pouvoir.

Cela dit, le pouvoir n’est en réalité qu’une illusion créée par l’égo pour se donner de l’importance, une raison d’exister. D’ailleurs : pouvoir, posséder, contrôler… sont bien tous dans le même panier ! Il suffit parfois de tout perdre pour comprendre que jamais rien ne nous appartient vraiment. Et même si la situation n’est enviée par personne, elle permet parfois de donner à la vie un sens nouveau.

« La confiance nécessite la gratitude ; une capacité à s’intéresser moins à sa petite personne et à se connecter à quelque chose de plus grand que soi. » – Laurent Gounelle

Loin de penser que je suis « Bruce tout puissant » mais qu’au contraire, je fais partie d’un tout, je commence à comprendre que je ne suis pas si ‘spéciale’ finalement… mais pas pour autant banale !

Car non ! je ne suis pas fataliste. Cela s’apparenterait pour moi à baisser les bras, à devenir ‘victime’ ou ‘spectatrice’ de ma vie.  Alors qu’en réalité, j’ai l’entière responsabilité de mes actions et de mes choix.

A travers la confiance, je comprends surtout que je n’ai pas toujours le contrôle sur tout ce qui m’entoure et j’accepte d’ailleurs que c’est parfois mieux ainsi.

A ce propos, connaissez-vous le conte zen du paysan chinois Lao Tseu et de son cheval blanc ? Je vous invite à lire l’histoire ici. (et aussi)

Elle nous apprend à relativiser. C’est essentiel pour la confiance.

La situation actuelle est un exemple concret. Le coronavirus nous a tous pris par surprises et nous n’avions certainement pas prévus de rester confinés pour cette durée indéterminée. Nous avions tous des projets, des aspirations au voyage, des envies, des désirs, … Qui sont tombés à l’eau. Et avec cela, la perte d’emplois et de stabilité financière pour la grande majorité, ainsi que la peur au ventre pour tous ceux qui sont au service de la société.

Cela fait un choc, qui s’apparente au traumatisme. C’est une perte de ‘liberté’ soudaine qui remet tout notre fonctionnement en question.

Face à cette situation : nous réagissons tous de manières différentes. Et comme pour le deuil, nous évoluons tous à notre rythme en passant par des ‘étapes’ émotionnelles. Le but est évidemment de guérir, et de nous protéger.

Pour beaucoup, la situation est catastrophique. En effet, pertes de biens, de sécurité… Et le plus triste : les départs prématurés des êtres qui nous sont chers.

Certains s’obstinent à croire que tout reviendra comme avant … mais finalement, est-ce que c’était vraiment bien, avant ?
Peut-être que ce dont le monde a besoin est justement d’un changement radical ?
Et si cette transition avait été amorcée par le virus ?
Et si, en fait, il suffisait de voir la situation sous un angle différent ?

Tant de suppositions. Tant de questions. Tant de doutes et d’insécurités.

Oui ! nous comprenons que nous ne sommes pas grand chose sur cette terre … et encore moins sans Elle !!!

Nous nous sentons vulnérables.

Enfermés chez nous, face à nos émotions. Nous apprenons à trouver le confort dans l’inconfort. Nous nous reconnectons doucement à nous même. Du moins, nous essayons. Nous apprenons peut-être aussi le partage et l’humilité. Sans oublier le retour forcé à la simplicité. Et soudain, nous observons un retour d’humanité.

C’est aussi ça la force des tragédies humaines…

Alors, parmi cette vague d’émotions apparaît une nécessité évidente: la confiance et la positivité !

Nous connaissons tous l’expression du verre à moitié plein – ou à moitié vide. Il se traduit par la capacité de percevoir un événement, une situation ou la vie en général avec optimisme ou pessimisme.

Bien entendu, je suis d’accord pour dire que chacun a des bagages qui lui sont propres, des conditions de vie bien différentes et parfois même des difficultés extrêmes.

Je pense également que certains ont des prédispositions à la naissance et sont peut-être plus enclins à voir la vie en rose lorsque d’autres sont – par nature – des pessimistes accomplis. Cela s’explique notamment par le fait que chacun à une personnalité qui lui est propre. Mais la personnalité n’est pas une fatalité.

« Il ne s’agit pas de s’identifier à sa personnalité car cela nous éloigne aussi de nous-même » – Laurent Gounelle

A nous donc d’être plus évolués et plus intelligents. Car finalement, nous avons tous le choix.

Le choix de ne pas laisser l’égo gouverner. Ou plutôt, d’entretenir un égo sain.

Le choix de commencer par (se) pardonner au lieu de (se) blâmer. De comprendre et d’écouter sans se juger. D’apprécier ou d’aimer en toute simplicité. Apprendre à remercier et à répandre la positivité.

Le choix de décider d’être l’un ou l’autre : un optimiste ou un pessimiste. De se lever le matin en se disant que tout ira bien. Et de le partager avec son prochain.

Je parle ici d’une prise de conscience individuelle qui est si forte qu’elle a le pouvoir de devenir collective. La conscience qu’en prenant soin de soi et de son équilibre mental, on prend aussi soin des autres et ainsi, de la planète entière.

Bien sûr, c’est un exercice quotidien et un engagement personnel. Mais ça n’est pas si compliqué. Un pas après l’autre, on peut tous y arriver.

Alors, qu’en pensez-vous ? A vos crayons pour l’arc-en-ciel !

Ps : n’oubliez pas

Seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin. – proverbe Africain

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Axelle

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